Le nouveau PDG de la société israélienne de logiciels espions NSO démissionne

La société de technologie israélienne NSO était au centre d'une tempête en juillet après une liste d'environ 50 000 cibles potentielles de surveillance worldw

La société de technologie israélienne NSO était au centre d’une tempête en juillet après la fuite d’une liste d’environ 50 000 cibles de surveillance potentielles dans le monde.

Le directeur général désigné de la société de technologie israélienne NSO Group démissionne quelques jours après avoir été annoncé, a déclaré jeudi une source proche de la société, alors que des responsables palestiniens affirmaient que son logiciel avait piraté leurs téléphones.

Isaac Benbenisti a été choisi la semaine dernière pour succéder au fondateur et PDG Shalev Hulio, qui devait devenir président mondial et vice-président du conseil d’administration.

Le logiciel Pegasus de NSO peut allumer la caméra ou le microphone d’un téléphone et récolter ses données.

Il était au centre d’une tempête en juillet après qu’une liste d’environ 50 000 cibles de surveillance potentielles dans le monde ait été divulguée aux médias.

Le bouleversement de la direction de NSO intervient après que les États-Unis ont mis sur liste noire l’entreprise le 3 novembre pour avoir permis à des « gouvernements étrangers de mener une répression transnationale ».

NSO ainsi que la société israélienne Candiru et des entreprises basées à Singapour et en Russie ont été ciblées pour des restrictions sur les exportations américaines.

La source proche de NSO qui s’est confiée à l’AFP sous couvert d’anonymat a déclaré « en raison de la crise avec les Etats-Unis… Shalev a décidé qu’il siégerait toujours au fauteuil du PDG ».

NSO affirme que son logiciel Pegasus aide à lutter contre le crime, mais les enquêteurs l’ont trouvé sur les téléphones de journalistes et de dissidents.

Jeudi, Ahmed al-Deek, un haut responsable du ministère palestinien des Affaires étrangères, a déclaré que Pegasus avait été trouvé sur les téléphones de trois de ses collègues.

« Nous avons confirmé par des experts et des sociétés spécialisées que Pegasus a été retrouvé sur les téléphones de trois responsables du ministère des Affaires étrangères », a-t-il déclaré à l’AFP.

Le ministère palestinien des Affaires étrangères et des expatriés a déclaré qu’il « condamne dans les termes les plus forts » le piratage des téléphones des Palestiniens, le qualifiant de « crime qui doit être tenu pour responsable ».

L’allégation fait suite à un rapport publié lundi par un groupe de défense des droits européens disant que Pegasus a été utilisé pour pirater les téléphones du personnel de groupes de la société civile palestinienne qu’Israël a considérés comme des organisations terroristes.

Les groupes nient l’accusation.

Eitay Mack, un avocat spécialisé dans les droits de l’homme spécialisé dans les exportations de défense israélienne, a déclaré que la décision de Benbenisti de démissionner « prouve que la décision du département américain du Commerce fait des vagues et s’infiltre.

« La grande question (est) que vont faire les investisseurs internationaux de l’entreprise maintenant? » il a dit.

Israël s’est opposé à la mise sur liste noire des NSO par les États-Unis.

Pegasus ne peut être vendu qu’aux États, et les ventes doivent être approuvées par le ministère de la Défense.

S’adressant aux journalistes samedi, le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid a souligné que NSO était une « entreprise privée » qui suivait les directives d’exportation de défense d’Israël.

« Je ne pense pas qu’il y ait un autre pays au monde qui ait des règles aussi strictes en matière de cyberguerre et qui impose ces règles plus qu’Israël. »


Les États-Unis mettent sur liste noire le fabricant israélien de logiciels espions Pegasus


© 2021 AFP

Citation: Le nouveau PDG de la société israélienne de logiciels espions NSO démissionne (2021, 11 novembre) récupéré le 11 novembre 2021 sur https://techxplore.com/news/2021-11-incoming-ceo-israeli-spyware-firm.html

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