Facebook et Instagram publient un rapport sur les efforts de protection des droits

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Crédit : Pixabay/CC0 Domaine public

Le géant des médias sociaux Meta, dont les plateformes, dont Facebook et Instagram, sont régulièrement confrontées à des inquiétudes quant à leur impact sur les libertés civiles et la démocratie, a publié jeudi son premier rapport annuel sur ses efforts pour protéger les droits humains.

Pendant des années, Meta a été fortement critiqué pour un modèle commercial accusé de donner la priorité au contenu extrémiste dans le but d’attirer l’attention des utilisateurs.

Ses dirigeants ont pris des mesures pour lutter contre la désinformation et améliorer la modération du contenu, mais ces efforts ont été sapés l’année dernière lorsque le dénonciateur Francis Haugen a divulgué des documents internes et a témoigné que l’entreprise faisait passer ses bénéfices avant la sécurité des utilisateurs.

Le nouveau rapport couvre les années 2020 et 2021 et revient sur les mesures prises sur Facebook et Instagram pour lutter contre des problèmes tels que la désinformation autour de COVID-19, ainsi que sur un résumé des études publiées précédemment telles que celles sur les élections américaines et philippines.

Il aborde également la question de la protection des données.

“Le rapport explique comment notre politique en matière de données, notre équipe d’intervention en matière d’application de la loi et nos évaluations de diligence raisonnable travaillent ensemble pour protéger les personnes contre une surveillance gouvernementale illégale ou trop large”, indique un communiqué du géant de la Silicon Valley.

Meta, comme son compatriote titan de la technologie Google, a récemment été contestée par des politiciens, des ONG et des journalistes sur la protection des données des femmes cherchant à avorter aux États-Unis après que la Cour suprême des États-Unis a révoqué le mois dernier le droit constitutionnel à la procédure.

Les groupes de défense des droits à l’avortement craignent que les entreprises technologiques ne soient obligées de transmettre les données des femmes qui ont demandé l’accès aux soins dans les États américains où l’avortement est désormais interdit ou très restreint.

“Notre politique en matière de droits de l’homme indique que nous devons interpréter étroitement les demandes du gouvernement”, a déclaré à l’AFP Miranda Sissons, directrice des droits de l’homme de Meta.

“Là où il existe un écart entre les normes locales et internationales, nous devrions chercher à respecter autant que possible les normes internationales”, a-t-elle ajouté, sans préciser ce que cela signifie pour les citoyens américains, y compris les femmes qui souhaitent avorter.

Le rapport mentionne que si une demande n’est pas conforme à la loi ou aux réglementations de Meta, l’entreprise “repoussera” contre elle.

Le rapport “souligne également le rôle important que joue le chiffrement de bout en bout sur WhatsApp dans la protection de la vie privée des personnes, en particulier les journalistes et les défenseurs des droits de l’homme, et comment nous l’étendons à nos autres applications de messagerie”, ajoute le communiqué Meta.


Les sénateurs américains craignent que Facebook ne censure les publications sur l’avortement


© 2022 AFP

Citation: Facebook, Instagram release report on efforts to protect rights (2022, July 14) récupéré le 14 juillet 2022 sur https://techxplore.com/news/2022-07-facebook-instagram-efforts-rights.html

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